Honduras

Notre expérience au San Salvador nous a bien refroidi (malgré la chaleur). Toutefois, notre entrée au Honduras fut encore plus chaotique !  Nous prenons un « passeur » pour effectuer les démarches administratives. Ce personnage s’est mal comporté avec les douaniers et nous a demandé de glisser un billet pour l’employé de la SAT afin que notre dossier avance plus vite. Echaudé par son comportement j’apostrophe un douanier et lui demande si c’est normal de payer pour les démarches administratives ! Soudain, la situation s’est crispée et des policiers ont interpellé notre « passeur ».  Au bout d’un moment, ce dernier est ressorti sous escorte et s’est excusé devant nous en déclarant que nous avions dû mal comprendre et qu’il n’y avait pas de frais de douane à payer. Sur ces entrefaits, nous sympathisons avec un haut gradé de la place. Il est très intéressé par notre périple et adore l’idée que nous soyons collègue ! A un certain moment, il nous demande par amitié de passer notre chemin le plus rapidement possible et de ne pas s’arrêter dans son pays. Selon ses déclarations, les cartels de la drogue et leurs petits voyous commencent à s’en prendre aux voyageurs. Ils n’aiment pas les camping-caristes qui vont n’importe où et mettent (par inadvertance, bien sur!) leur nez dans leur affaire.  Fort des ses recommandations nous partons et lorsque nous franchissons le dernier « check-point », le policier de faction nous adresse, en anglais un dernier « Bonne chance » en nous remettant nos papiers. Tendu, nous regardons la carte et décidons de traverser d’une traite le pays. Nous nous embrayons et d’emblée nous constatons qu’il y a un sérieux problème dans le coin, en effet, les gens au bord de la route nous regardent de façon méprisantes et certains nous font même des menaces avec leur poing dressé vers le ciel, c’est vraiment effrayant. Heureusement les enfants n’ont pas vu et ressenti ce climat hostile.

Relevons que d’autres voyageurs croisés le matin même à la douane du San Salvador on suivi le même raisonnement que nous lorsqu’ils se sont apperçus que la population étaient assez tendues à leur égard….

En bref, le Honduras s’est sec, pauvre et dangereux !