Nicaragua


Après avoir roulé presque non-stop au San Salvador, nous étions content d’arriver à la frontière nicaraguayenne. Notre optimisme allait être de courte durée. À nouveau, les douaniers nous apostrophes pour nous demander quelles idées nous avons eu d’emmener nos enfants sur les routes d’Amérique centrale. Selon eux, cela devient beaucoup trop dangereux en ce moment, à cause des réglements de compte entre gangs rivaux, de s’aventurer avec un camping-car dans ces pays. Perplexe, nous avons discuté avec un vieux baroudeurs qui traverse depuis plus de 20 ans ces contrées avec son vieux camion et il nous a dit qu’effectivement cela avait terriblement changé et que lui remontait définitivement aux États-Unis d’Amérique tellement il y avait de l’insécurité ! Ca en dit long sur l’atmosphère qui règne sur notre route. En plus, la chaleur commence à devenir insoutenable et notre consommation d’eau (boisson) dépasse allégrement les 20 litres d’eau par jour. Le ravitaillement est plus difficile.

Nous décidons de prendre un peu de bon temps et bifurquons sur la ville de Leon. Un peu en dehors de cette bourgade, nous rejoignons la Finca Los Alpes pour y stationner Yoba. L’accueil est chaleureux et la cuisine délicieuse. Nous posons la question au maître des lieux afin de connaître les raisons du nom Los Alpes, les Alpes em français. À part qu’il adore l’Europe, tous les matins une petite brume laiteuse nappe le sommet du petit m’ont se trouvant en face de la pension, laissant penser à la neige qui recouvre les Alpes, sympa! L’endroit est magnifique…

Nous décidons de visiter la jolie ville de Leon et stationnons Yoba devant une petite église. À peine sortis, nois sommes hélés par deux hommes avachis sur un perron. L’un d’eux arbore pleins de tatouages faisant référance à un gang! Ils font peur… La discussion commence et au bout d’un moment les esprits se détendent, ouf! L’homme aux tattoos est étrangement cultivé et à beaucoup voyagé. Il nous explique que l’église en face du camping-car et le refuge des déshérité et qu’il distribue un repas par jour aux démunis et que c’est dangereux de parquer ici, mais qu’avec lui comme ange gardien nous ne risquions rien! Confiants, nous partons à la découverte de la ville et de son marché. La grande place devant l’église et animée et il y fait bon vivre. Nous nous prélassons sur une terrasse pour y déguster un bon café d’un producteur local. Au marché, nous essayons de découvrir de nouvelles spécialités, mais leur cuisine et pauvre et manque cruellement d’imagination.