Guatemala 🇬đŸ‡č

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Welcome in Guatemala

Nous passons la douane entre le Belize et le Guatemala sans aucune difficultĂ©. Les agents des douanes sont Ă©tonnament souriants et aimables ! Yoba passe en « fumigation », en somme un simple petit jet d’eau mouillant timidement le bas du chĂąssis. Une vĂ©ritable cacophonie rĂšgne autour de ce poste frontiĂšre Ă  tel point que l’on se demande comment les douaniers arrivent Ă  contrĂŽler les personnes transitant… Nous sommes en compagnie d’un Ă©quipage quĂ©bĂ©cois voyageant en camping-car, Ariane, David et leur trois magnifiques enfants.

Nos premiers tours de roue, nous plongent dans l’ambiance. A nouveau les autochtones nous font de grands signes de bienvenue, accompagnĂ©s de beaux sourires. Nous sommes surpris de voir une diffĂ©rence avec le Belize, c’est Ă  nouveau plus pauvre ! Par contre, quelle beautĂ© dans cette misĂšre, les maisons sont en terre avec des toits de palmiers tressĂ©s. Elles sont bien entretenues et souvent mĂȘme fleurie. Il y a presque toujours quelques animaux de basse-cour qui s’Ă©battent librement et gaiement autour des maisons. Les femmes sont vĂȘtues d’habits traditionnels. Les enfants sont omniprĂ©sents Ă  chaque coin de rues et Ă©gaillent cette terre de leurs joyeux cris. Plus loin, les hommes marchent le long de la route le dos courbĂ© sous le poids de leurs fardeaux de bois qu’ils ont Ă©tĂ© couper en forĂȘt et qu’ils rapportent Ă  la maison pour alimenter la cuisine. Une multitude de paysans se dĂ©place au guidon de leur bicyclette, leur machette Ă  la ceinture et leur chapeau de paille fermement vissĂ© sur leur tĂȘte. Nous sommes totalement sous le charme ! Nous roulons en direction de Tikal. La nature est magnifique et la route nous rĂ©serve plein de surprises. Le seul bĂ©mol Ă  cette idyllique carte postale sont les Ă©tendues de palmiers qui ont Ă©tĂ© plantĂ© pour cultiver et presser l’huile de palme, dommage ça gĂąche le paysage et sa sent mauvais.

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Tikal 

Nous arrivons en dĂ©but d’aprĂšs-midi devant les barriĂšres protĂ©geant l’entrĂ©e du site archĂ©ologique de Tikal. L’armĂ©e est prĂ©sente avec des armes de guerre, bof cĂŽtĂ© accueil ! LĂ , nous choisissons d’attendre jusqu’Ă  15h30 pour entrer, afin de ne pas payer un jour supplĂ©mentaire sur le site. Notre attente sera rĂ©compensĂ©e par la prĂ©sence de singes s’amusant gaiement Ă  proximitĂ© de nos vĂ©hicules. A l’heure convenue, nous gravissons la montagne qui est parsemĂ©e de panneaux de signalisation annonçant la prĂ©sence de jaguars, de serpents, de tapirs et plein d’autres petites bĂȘtes pas forcĂ©ment sympathiques… Une fois installĂ©s, nous dĂ©cidons de partir Ă  la dĂ©couverte des ruines au coucher du soleil. Nous cheminons seuls au milieu de la jungle et nos sens sont soudainement mis en Ă©veille par les bruits bizarres en provenance de la cĂźme des arbres. Nous dĂ©couvrons avec bonheur une faune incroyable qui a attendu, cachĂ©e toute la journĂ©e, que les innombrables touristes quittent les lieux pour se  l’approprier Ă  nouveau, comme chaque soir. Un merveilleux spectacle !

Nous arrivons sur la place principale au moment oĂč le soleil dĂ©cline et prends ses plus belles teintes orangĂ©es. Comme dans un rĂȘve, les pyramides se parent soudainement d’or. Nous sommes capturĂ©s par la beautĂ© du site ! Soudain, une dinde multicolore et agressive vient nous tirer de notre torpeur. La rĂ©alitĂ© est qu’il fait presque nuit et que nous sommes au milieu de la jungle avec six enfants ! Nous hĂątons le pas, Ă©vitons les nombreux trous, les bruits sont de plus en plus oppressants, nous allumons de temps Ă  autre notre cellulaire pour obtenir un semblant de lumiĂšre pour repĂ©rer notre chemin, la lune ne perce pas Ă  travers la dense vĂ©gĂ©tation ! Les enfants sont amusĂ©s par cette situation… AprĂšs une bonne marche forcĂ©e, nous arrivons sains et saufs aux camping-cars pour dĂ©vorer un bon repas.

Le  lendemain, nous dĂ©cidons de nous sĂ©parer de nos amis quĂ©becois. Nous envisageons de visiter le musĂ©e attenant, mais le prix prohibitif de l’entrĂ©e et le choix des galeries Ă  visiter (poteries, etc) ne nous enthousiasme pas. Nous reprenons le chemin des ruines  est nous nous engageaons sur celui le moins frĂ©quentĂ© par les touristes, d’ailleurs nous ne croiserons personne !  A nouveau, nous sommes sous le charme de cet environnement et admirons sans retenue ces magnifique vestiges d’une civilisation passĂ©e. Nous ne vous cacherons pas que nous sommes surpris que les indiens de l’Ă©poque aient eu autant de gĂ©nie pour construire de superbe citĂ©s et que leurs descendants, de nos jours, vivent toujours dans des cahutes de terre ou de tĂŽles forgĂ©es, c’est Ă©tonnant…

Lac Peten ItzĂ 

Nous faisons une petite excursion au Lac Peten et visitons la presqu’Ăźle de Flores. Les petites terrases se trouvant les pieds dans l’eau poussent Ă  flĂąner, nous sentons une certaine hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine flottant dans l’air…

La beauté et la pauvreté

Les routes sont en gĂ©nĂšral assez bonnes, mais les “TĂșmulos” mettent Ă  rude Ă©preuve la mechanic et la grande dĂ©termination des enfants Ă  faire l’école. Le bord de route nois offre un spectacle incroyable, entre les animaux, les paysages et les locaux, nous sommes ravis, par contre, nous comprenons rapidement la duretĂ© de la vie dans les campagnes. La pauvretĂ© et omniprĂ©sente et encore une fois nous nous sentons mal Ă  l’aise par rapport aux locaux qui n’ont rien et nous touriste circulant avec notre opulent camping-car, quel dĂ©calage…

La route est belle !

Certains passages sont assez Ă©piques ! Le tonnage n’est jamais indiquĂ© sur les ponts! Est-ce que notre Yoba de passĂ© 5 tonnes va rĂ©ussir Ă  passer…

Las Conchas

Nous avions entendu parlĂ© d’une magnifique cascade oĂč l’on pouvait se baigner dans le parc national de Las Conchas. Nous avons de la difficultĂ© Ă  trouver, notre GPS nois indique une route en terre avec de grosses orniĂšres remplies d’eau boueuse! Nous faisons le point avec David est dĂ©cidons de nous embarquer sur cette piste! Nous ne sommes pas seul sur cette route dĂ©foncĂ©e, de gros camions circulent Ă©galement! Le croisement est difficile…

Finalement, nous arrivons Ă  notre bivouac. Nous sommes l’attraction du coin, des curieux en habits traditionnels affluent de partout, mais peu osent nous adresser la parole. Nous avons croisĂ© des familles sur la piste, nous nous sommes arrĂȘtĂ©s pour leur donner des jouets, mais nous avons vu dans leur yeux qu’ils avaient peur de nous et notre petit espagnol ne nous permettait pas de les rassurer, dommage!

La baignade aux chutes de Las Conchas restera un merveilleux souvenir! La beauté et la quiétude du coin est sans pareille!

Rio Dulce

Nous arrivons Ă  Rio Dulce une ville sans grand intĂ©rĂȘt si ce n’est que d’y passer la nuit. Mais, voilĂ  que nous nous retrouvons Ă  dĂ©ambuler dans cette ville Ă  la recherche de victuailles et lĂ  nous nous rendons compte que l’athmosphere est trĂšs « Far West ». Les hommes sont armĂ©s et coiffĂ©s de vieux chapeaux de cow-boy et leur regard sont trĂšs trĂšs peu amicaux! Dans les bas fonds, nous apercevons quelques filles de joie trĂšs dĂ©fraĂźchies et constatons que de l’or s’échange sous le coude. Un vrai coupe-gorge oĂč le touriste n’a pas sa place. Mais il y a un « hĂŽtel » qui accepte les campings-car alors nous resterons une nuit et en plus il y avait une piscine…

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Nous quittons nos amis quĂ©bĂ©cois et roulons encore quelques kilomĂštres dans de beaux paysages…

Et voila, c’est dĂ©jĂ  fini pour le Guatemala car nous avons optĂ© de descendre rapidement en direction du Panama, mais c’est sur nous reviendrons!

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