Costa Rica



Costa Rica où le désastre du réchauffement climatique…

La douane

Heureux… Heureux d’arriver à la douane Costa Ricaine et de toucher du doigt le pays que l’on surnomme la Suisse de l’Amérique Latine. Bon, celà commence pas très bien car la douane est compliquée et la présence d’un important contingent de camions n’arrangent rien! Nous sommes toutefois étonné de se faire « voler » officiellement quelques sous à chaque étapes du processus d’enregistrement, rien, insignifiant mais quand même de petits ruisseaux qui doivent faire de grandes rivieres. Nous voilà en possession de nos visas et en avant pour l’aventure! Bon, après quelques kilomètres nous tombons sur un barrage de police, la sécurité prédomine tant mieux et ben malheureusement non, c’est comme ailleurs on nous demande de verser une petite pièce pour l’action des forces de l’ordre… Je m’énérve et le fais savoir à l’Officier qui se tient en retrait en le fixant d’un regard sombre. Notre « combat » visuel dure quelques secondes, une éternité et soudain d’un signe de la main il indique à son sbire que l’on peut continuer notre route, nous sommes soulagés, mais énervé que même ici la police est corrompue!


La nature 

Dès les premiers tours de roues, nous nous apercevons qu’il y a un décalage entre ce que l’on attendait du Costa Rica et la rêalité. Sécheresse et désolation, El Ninio (phénomène climatique) est passé par là! Où est passé la chlorophylle qui teinte tout ce pays en vert… Le brun-jaune de la sécheresse est omniprésent sur des kilomètres, quelle tristesse! La faune souffre énormément de cet état de fait et partout dans les champs nous voyons des carcasses d’animaux, tel un désert ou tout vie commence à disparaître ! Les habitants nous font part de leur désarroi et scrute inlassablement le ciel à la recherche de nuage, il n’a pas plus depuis quatre années… Le paresseux, animal emblématique, meurt de soif et la population diminue à vue d’œil. Heureusement, des âmes charitables vont les recueillir dans la nature pour les déplacer dans les fonds de vallées humides où substituent encore une végétation luxuriante. Comme quoi l’homme peut détruire, mais il peut, comme dans ce cas aider, voir sauver!

 




 

Une petite halte à la Canas Castilla

Nous prenons nos quartiers pour quelques jours de repos bien mérité à la Canas Castilla, petit endroit fort sympathique tenu un couple de Suisse Allemand. L’endroit est propre et ombragé. À peine installé, qu’un puissant bruit nous fait sursauter! Une noix de coco est tombée sur le toit de Yoba? Un deuxième bruit plus étouffé nous parvient. Nous sortons du camping-car pour scruter le ciel et apercevons une colonie de singes installées en dessus de notre véhicule, ils mangent des mangues et les laissent tomber à terre, d’où certaines qui finissent sur Yoba! Le propriétaire des lieux nous explique que cette année les mangues ont de la peine à venir à maturité à cause du manque d’eau alors elles sont durs! Les singes les décrochent de l’arbre et ronge les quelques premiers centimètres du fruit, lesquels sont un peu plus tendre, et laisse choir le reste!

Le maître des lieux nous demande de faire attention aux serpents, araignées et crocodiles qui se balladent dans le coin, nous ricanons doucement en pensant que c’est une valeur touristique ajoutée et prenons nos maillots de bain pour aller nous baigner! Nous nous trempons à la rivière dans une eau qui doit friser les 30 degrés, pas du tout rafraîchissante! Et en sommes pas de crocodiles… Le lendemain matin, en sortant la tête de Yoba, nous appercevons, comme posé délicatement, un énorme crocodile qui se dorait au soleil, bigre alors, c’était bien vrai! Nous revoyons nos voisins allemands avec leur deux petits enfants prendre la petite barque se trouvant au bord du lac et partir faire un tour, gaiment les enfants sautaient sur les rochers, un frémissement désagréable nous parcours pauvre touristes que nous sommes… Les recommandations n’étaient pas vaines et comme pour enfoncer le clou, le patron se penche et secoue un peu son armoire à chaussures, soudain on le vois plonger sa main et en sortir une magnifique et terrifiante tarentule, c’est bon il n’en faut pas plus pour comprendre que nous sommes les hôtes de la forêt et qu’il faut bien la respecter!

Petite baignade


Paresseux sauvés de la sécheresse.

Belle emplacement avec singes en prime !

Ce n’était pas une légende !

Tout le monde trouve sa place…

Le seul qui a osé toucher mon camper sans que je l’attrape!

Sans commentaire


Sea, sex and Bof

Les fameuses plages du Costa Rica ne sont en somme pas très accueillante et les plus belles sont occupées par des grandes chaînes d’hôtels! Cette main mise hôtelière américaine sur les plages n’est malheureusement pas à notre goût! Il faut dire que la jeunesse américaine boude le Mexique (pour une raison évidente!) et envahissent maintenant le Costa Rica, c’est devenu branché et des vols low-cost déferlent des hordes de touristes en mal de plages. Bon, comme en Californie il y a de jolis spots de surf, mais voilà…

 


Conclusion

Notre état d’esprit, la mer déchaînée, la sécheresse et la chaleur lancinante (43 degrés) qui régnanait ne nous ont pas donné le courage nécessaire pour découvrir plus à fond ce pays, il faut le reconnaître! Choisissez bien la période de votre voyage et évitez les hôtels remplis d’américains…